DEMOGRAPHIE ALGERIENNE 2017  Mise à jour (Aout 2018)
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DEMOGRAPHIE ALGERIENNE 2017


41,7 Millions d’habitants au 1er Juillet 2017


42,2 Millions d’habitants au 1er Janvier 2018


43,0 Millions d’habitants au 1er Janvier 2019


 1 060 000 Naissances vivantes, 


190 000 Décès, 340 000 Mariages et 65 600 Divorces en 2017

 

                                                                                                       Source Office Nationale des Statistique (ONS)  publication : N°816

 

Au 1er janvier 2018, la population résidente totale en Algérie a atteint 42,2 millions d’habitants.

 

 L’année 2017 a connu un volume de naissances vivantes dépassant le seuil d’un million de naissances ainsi qu’une augmentation significative du volume des décès. En revanche, le volume des mariages enregistrés continue son recul enclenché depuis 2014, et on assiste à une hausse significative de l’effectif des divorces. Cette année a été marquée également par une quasi-stagnation du taux de mortalité infantile, mais une baisse plus prononcée du taux de mortinatalité

 

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I. ÉVOLUTION DE LA POPULATION

 

 

Au cours de l’année 2017, la population résidente en Algérie a atteint 41 721 000 personnes en date du 1er juillet.

L’accroissement naturel enregistré durant l’année a atteint 870.000 personnes, soit un taux d’accroissement naturel de 2,09%, enregistrant un recul de 0,08 point par rapport à l’année 2016.

Cette baisse est due essentiellement à l’augmentation du volume des décès.

 

Ainsi, et sous l’hypothèse du maintien du rythme de croissance de l’année 2017, la population résidente totale atteindrait  43 millions au 1er janvier 2019.



II. STRUCTURE DE LA POPULATION

 

 

L’examen de la structure de la population par âge et par sexe, en date du 1er juillet 2017, donnée à travers le tableau fait ressortir que :

 

 

 

 

  • Compte tenu de la natalité croissante, la part de la population âgée de moins de cinq ans continue sa progression, passant de 11,8% à 11,9% entre 2016 et 2017.
  • De même, la part de la population âgée de moins de 15 ans poursuit sa progression puisqu’elle passe de 29,3% à 29,7% durant la même période.
  • La population en âge d’activité (15 à 59 ans) continue d’enregistrer une régression, passant ainsi de 61,8% à 61,1%, entre 2016 et 2017.
  • La part des personnes âgées de 60 ans et plus est passée de 8,9% à 9,1% au cours de cette même période. En volume, elle atteint un effectif de 3 803 000 personnes (soit  163 000 personnes de plus par rapport à 2016), et dont plus de 564 000 sont âgés de 80 ans et plus.
  • D’autre part, le volume de la population féminine en âge de procréer (15-49 ans) a atteint 10,9 millions de femmes.

 

 

 

L’évolution de la structure par âge affecte sensiblement le niveau du rapport de dépendance démographique, lequel indicateur est défini comme étant le rapport entre les effectifs âgés de moins de 15 ans et ceux âgés de 60 ans et plus rapportés à la population en âge d’activité économique  (15- 59 ans).

 

Ce rapport a atteint 63,5 pour 100 personnes en âge d’activité, enregistrant une hausse considérable par rapport à l’année précédente où on comptait 61,8 pour 100 personnes en âge d’activité. Cette hausse résulte essentiellement de la reprise franche de la natalité notamment après l’année 2003.  

 

Décliné par groupe d’âge, il est de 48,6 personnes âgées de moins de 15 ans et 14,9 personnes âgées de plus de 60 ans pour 100 personnes en âge d’activité.

Notons que, depuis la reprise de la natalité au début des années 2000, l’accroissement de ce ratio est imputé davantage à l’accroissement de la part des moins de 15 ans qu’à celui de la population âgée de 60 ans et plus.

 

En volume, la population résidente est passée de 34 591 000 à 41.721. 000 entre les 1er juillet 2008 et 2017, soit un accroissement brut de plus de 7.130 000 personnes.   
        
 

La superposition des pyramides des âges de 2008 et 2017 laisse apparaître la transition démographique enclenchée depuis près de 30 ans et qui se poursuit encore, et qui se traduit par l’élargissement de la base de la pyramide, et le rétrécissement auprès de la tranche des 15-19 ans.

Ainsi les données font ressortir l’accroissement conséquent du volume de population des 0-4 ans et des 5-9 ans entre 2008 et 2017, le recul un peu plus modéré des 10-14 ans, mais une baisse  beaucoup plus marquée des 15-19 ans et des 20-24 ans, estimé à 732 000 et 430 000 respectivement. Aussi, en dépit de l’accroissement de la population totale entre 2008 et 2017, le volume des jeunes âgés de 15 à 24 ans a baissé de 1 162 000 durant cette même période.

 

III.NATALITE ET FECONDITE

 

L’année 2017 a connu l’enregistrement de 1.060.000 naissances vivantes auprès des services de l’état civil, soit la quatrième année consécutive où le volume de naissances dépasse le seuil d’un million. Il est à noter cependant un recul de 0,7% par rapport au niveau enregistré l’année précédente.                 

La répartition de ces naissances par sexe traduite par le rapport de masculinité donne 104 garçons pour 100 filles. La baisse du volume des naissances vivantes s’est traduite par un recul du taux brut de natalité qui est passé de 26,12‰ à 25,40‰ entre 2016 et 2017.

L’indice conjoncturel de fécondité connait pour la seconde année une stagnation par rapport au niveau observé en 2015, avec 3,1 enfants par femme. L’âge moyen à l’accouchement affiche une légère hausse, estimée à un dixième de point par rapport à l’année précédente, passant de 31,7 ans à 31,8 ans .

 

 

 

IV. MORTALITE


La mortalité générale 
:

L’année 2017 a été marquée par une augmentation conséquente du volume des décès enregistrés comparativement à 2016. En effet 190 000 décès ont été enregistrés auprès des bureaux de l’état civil, soit 10 000 décès en plus.

Le taux brut de mortalité est passé de 4,42‰ à 4,55‰ au cours de cette période. Cette augmentation n’a pas affecté le niveau global de l’espérance de vie à la naissance par rapport à 2016, avec un niveau de 77,6 ans.

 Notons que le niveau de cet indicateur auprès des femmes est resté stable durant cette période, en revanche c’est celui des hommes qui a reculé de deux dixièmes de point (0,2), passant de 77,1 ans à 76,9 ans entre 2016 et 2017.

 

La mortalité infantile :

Le volume des décès de moins d’un an a atteint 22.240 en 2017, correspondant à une diminution pratiquement négligeable (31 décès en moins).

Conjugué à une baisse relativement modérée du volume des naissances vivantes, nous assistons à une quasi-stagnation du taux de mortalité infantile, qui est passé de 20,9‰ à 21,0‰ entre 2016 et 2017 ; Décliné par sexe, il atteint 22,6‰ auprès des garçons et 19,3‰ auprès des filles.

 



La mortalité infanto-juvénile :

La probabilité de décès entre la naissance et l’âge exact de 5 ans exprimé par le quotient de mortalité infanto juvénile, a connu une stagnation par rapport à 2016, se situant à 24,0‰.

Décliné par sexe, ce quotient a atteint 25,6‰ auprès des garçons et 22,2‰ auprès des filles.


La mortinatalité:

 

Comparativement à la mortalité infantile, l’effectif des mort-nés enregistrés auprès des services de l’état civil en 2017 a connu une baisse plus franche par rapport à l’année 2016. On enregistre ainsi 13 412 mort-nés, soit une baisse relative de 7% par rapport à 2016.

 

Cette baisse s’est traduite par un recul significatif du taux de mortinatalité qui est passé à 12,5‰ ; soit un gain de 0,7 point par rapport à l’année 2016.

 

 

V. NUPTIALITÉ


Pour la quatrième année consécutive, le volume des mariages enregistré auprès des bureaux de l’état civil, continue de décroitre.

 

L’année 2017 a connu une baisse substantielle dans le volume des mariages, soit avec un volume de  340 000 unions, soit une baisse relative de 5% par rapport à 2016.

 

Le taux brut de nuptialité connait encore un fléchissement passant de 8,73‰ à 8,14‰ durant cette période. Il est à noter que la modification de la structure par âge de la population peut constituer un facteur explicatif probant dans le recul de ce phénomène.

 

En effet, l’évolution de la population âgée de 20 à 34 ans (population où se contracte 80% des mariages (Selon les données du RGPH 2008) ), fait ressortir une régression du volume de celle-ci d’une allure assez visible à partir de 2015, laquelle population est passée de 10,997 à 10,877 millions entre 2015 et 2017.

 

 Il est vrai que le rythme de décroissance de l’effectif des mariages semble plus soutenu que celui de la baisse de cette population, tel que représenté dans le graphique.

 

Avec le maintien de la baisse du volume de cette population dans les années à venir, en en l’absence d’autres éléments qui peuvent interférer sur ce phénomène, il est probable que cette tendance baissière soit maintenue jusqu’à l’horizon 2025-2030.

 



VI.DIVORTIALITÉ

 

 

L’effectif des divorces enregistrés par les services du Ministère de la Justice font ressortir un volume de 65.637 ruptures d’unions prononcées au cours de l’année 2017, soit une augmentation relative de 5,3% par rapport à l’année 2016.

 

Le taux brut de divortialité, exprimé par le rapport entre le nombre de divorces et la population moyenne de l’année a atteint ainsi 1,57‰ au cours de la même période alors qu’il affichait à 1,52‰ en 2016.

Aussi, le taux de divorce, qui est définit comme le rapport entre l’effectif des divorces et celui des mariages contractés durant la même année, connait une augmentation plus prononcée entre 2016 et 2017, en passant de 17,42% à 19,32%.

 

 

 

 

 

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