DEMOGRAPHIE ALGERIENNE 2015  Mise à jour (Avril 2016)
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40,4 Millions d’habitants au 1er Janvier 2016
41,2 Millions d’habitants au 1er Janvier 2017
1 040 000 Naissances vivantes,
183 000 Décès et 369 000 Mariages en 2015

 

                                                                                                       Source Office Nationale des Statistique (ONS)  publication : N°740

 

Au  1er janvier  2016,  la  population  résidente  totale  en  Algérie  a  atteint 40,4 millions d’habitants.

L’année  2015 a  été  marquée  par  une  augmentation  conséquente  du  volume  des naissances vivantes, qui a dépassé pour la seconde année consécutive le seuil d’un million de naissances.  Cette  année  a  connu  également  une  hausse  du  volume  des  décès  et  un fléchissement assez  significatif  du  nombre  de mariages  contractés comparativement  aux dernières années.

 

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I. ÉVOLUTION DE LA POPULATION

 

Au  cours  de  l’année 2015,  la population résidente totale a connu un accroissement naturel atteignant 858 000 personnes, soit un taux d’accroissement naturel de 2,15%.

Il  est  à  relever  que  ce  taux  a  connu  une stagnation  entre  2014  et  2015  qui est imputée  essentiellement  à  l’augmentation dans le même ordre de grandeur aussi bien des naissances vivantes que du volume des décès.

Notons que l’accroissement naturel de la population est essentiellement corrélé à l’augmentation du volume des naissances vivantes.

Aussi, et sous l’hypothèse que le rythme de croissance de l’année 2015 se maintiendrait pour l’année 2016, la population résidente totale atteindrait 41,2 millions au 1erjanvier 2017.


II. STRUCTURE DE LA POPULATION

 

L’estimation  de  la  structure de  la  population par âge,  à  la  date  du  1er juillet  2015,  donnée  par  le tableau N°4 fait ressortir que :

  •  La part de la population âgée de moins de cinq ans continue sa progression, passant de 11,6% à 11,7% entre 2014 et 2015.
  •  La part de la population âgée de moins de 15 ans poursuit  également  sa  progression  puisqu’elle passe  de  28,4%  à  28,8%  durant  la  même période.
  •  La  population  en  âge  d’activité  (15  à  59  ans) continue  d’enregistrer  une  régression,  passant ainsi de 63,1% à 62,5%, entre 2014 et 2015.
  •  En revanche, la part des personnes âgées de 60 ans  et  plus  continue  toujours  sa  progression, passant de 8,5% à 8,7% entre 2014 et 2015, avec un effectif de 3 484 000 personnes, dont plus de 511 000 sont âgés de 80 ans et plus.
  • D’autre  part,  le  volume  de  la  population féminine  en  âge  de  procréer  (15-49  ans)  a atteint 10,8 millions de femmes.


Cette  évolution  de  la  structure  par  âge affecte  sensiblement  le  niveau  du rapport  de dépendance  démographique, lequel  indicateur  est défini comme étant le rapport entre les effectifs âgés de  moins  de  15  ans  et  ceux  âgés de  60 ans  et  plus rapportés  à  la  population  en  âge  d’activité économique  (15- 59  ans).  Ce  rapport a  atteint 60,1 pour  100  personnes  en  âge  d’activité,  enregistrant une   augmentation  par  rapport  à  l’année  2008  où  il s’établissait à 55.

Notons que l’accroissement de ce ratio est aussi bien imputé à l’accroissement de la part des moins de 15 ans qu’à celui de la population âgée de 60 ans et plus.

En  volume,  la  population  résidente  est passée de 34 591 000 à 39 963 000 entre les 1 er juillet 2008 et 2015, soit un accroissement brut de plus de 5 000 000 personnes. La modification structurelle de la  pyramide  des  âges  dénote  que  le  cycle  de  la transition  démographique  enclenché  depuis  près  de 30 ans n’est pas encore achevé.

La superposition des pyramides des âges des années 2008 et 2015 fait ressortir l’élargissement de la base de la pyramide avec un volume de population des 0-4 ans et des 5-9 ans plus important en 2015, un recul  du  volume  des  10-14  ans  et  des  jeunes  âgés entre 15 et 24 ans.

 

 

 

III.NATALITE ET FECONDITE

 

L’année  2015 a  été  marquée  par  l’enregistrement de 1 040 000 naissances vivantes auprès des services de  l’état  civil,  soit  une  moyenne  de  plus  de  2  800 naissances  vivantes  par  jour,  alors  que  la  moyenne enregistrée  au  cours  de  l’année  2014  s’établissait  à 2 700  naissances/jour  et  celle  de  2013  à  2 600 naissances/jour.  Il  est  à  noter  que  c’est  la  seconde année  consécutive  où  le  volume  de  naissances dépasse  le  seuil  d’un  million. La  répartition  de  ces naissances  par  sexe  exprimée  par  le  rapport  de masculinité donne 104 garçons pour 100 filles.

En  volume,  les  naissances  ont  connu  une augmentation  de  26 000  naissances  entre  2014  et 2015, soit un  accroissement  relatif  de  2,6% qui correspond à la moitié de celui enregistré entre 2013 et 2014 (5,3%).

Le taux brut de natalité continue d’enregistrer une progression  continue  pour  atteindre  26,03‰  après avoir atteint 25,93‰ en 2014 et 25,14‰ en 2013.

De  même,  l’indice  conjoncturel  de  fécondité  a connu  une  hausse,  passant  de  3,0  à  3,1  enfants  par femme durant cette période, dépassant ainsi le seuil de trois (3) enfants par femme.

En revanche, l’âge moyen à l’accouchement affiche le  même  niveau  que  celui  observé  l’année précédente ; soit 31,8 ans.

 

 

IV. MORTALITE


La mortalité générale 
:

L’année  2015  a  connu  un  volume  des  décès atteignant  183  000,  soit  un  accroissement  relatif  de 5,2% par rapport à l’année 2014, et qui s’est traduit l’augmentation  du  taux  brut  de  mortalité  qui  est passé de 4,44 ‰ à 4,57‰ durant cette période.

Cette augmentation a eu un impact sur l’espérance de vie  à  la  naissance  qui  a  enregistré  un  recul  d’un dixième  de  point  par  rapport  à  l’année  2014 atteignant  ainsi 77,1  ans.  Notons  que  cette  baisse  a plutôt touché les hommes dont le niveau est passé de 76,6 à 76,4 ans durant cette même période, alors que celle  des  femmes a  connu  plutôt  une  stagnation  en s’établissant à 77,8 ans.

 

La mortalité infantile :

Le  volume  des  décès  de  moins  d’un  an  a  atteint 23.150  en  2015,  correspondant  à  une  augmentation relative  de  3,9%  par  rapport  à  l’année  précédente.

Notons  que  cette  hausse  peut  être  imputée  aussi bien  à  l’augmentation du  volume  des  naissances vivantes enregistrée au cours de l’année, mais aussi à une  augmentation  relativement significative  du niveau de la mortalité infantile. Pour preuve, le taux de mortalité infantile (TMI) a connu un accroissement de  0,3  point  entre 2014  et  2015,  pour  atteindre 22,3‰ (23,7‰ auprès des garçons et 20,7‰ auprès des filles).



La mortalité infanto-juvénile :

Après  la  baisse  enregistrée entre  2013  et  2014,  la probabilité de décès entre la naissance et l’âge exact de 5 ans exprimé par le quotient de mortalité infanto juvénile,  a  connu  une  légère  hausse estimée  à  un dixième de point ( 0,1) entre 2014 et 2015, atteignant ainsi  un  niveau  de  25,7‰.  Cette  hausse,  bien  que dans  une  proportion  moindre  que  celle  enregistrée par la mortalité infantile, a été atténuée par le recul notable  de  la  mortalité  juvénile,  dont  le  niveau  est passé de 3,6‰ à 3,4‰ durant cette même période.

Décliné  par  sexe  le quotient  de  mortalité  infanto juvénile  a  atteint 27.1‰  auprès  des garçons  et 24.2‰ auprès des filles.


La mortinatalité:

Après  la  stagnation enregistrée  en 2013  et en 2014,  le  volume  des  mort-nés a  connu un  recul durant l’année 2015, pour atteindre 14 620 cas, soit une baisse relative de 3,0% par rapport à 2014. Cette diminution en  volume  associée  à  l’augmentation  du volume  des  naissances  vivantes  s’est  traduit également par une réduction significative du taux de mortinatalité qui est passé à 13,9‰ ; soit un gain de 0,7 point par rapport à l’année 2014.

 

V. NUPTIALITÉ


La baisse enregistrée  dans  le volume  des  mariages entre 2013 et 2014 s’est poursuivi en 2015 toutefois avec un rythme plus soutenu.

En effet, les bureaux de l’état civil ont registré une diminution du nombre des mariages enregistrés par  rapport  à  2014 ; 369 074 unions ont été contractées en 2015, contre 386 422 l’année auparavant, soit une baisse relative de 4,5%.

Aussi,  le  taux  brut  de  nuptialité  a  connu  ainsi  un fléchissement  passant  de  9,88‰  à 9,24‰ entre 2014 et 2015.


VI.DIVORTIALITÉ

 

L’effectif des divorces enregistrés par les services du Ministère  de  la  Justice  font  ressortir  un  volume  de 59.909  ruptures  d’unions  prononcées  au  cours  de l’année  2015,  soit  une  baisse  relative  de  1,5%  par rapport  à  l’année  2014.  Le  taux brut de  divortialité, défini  comme  étant  le  rapport  entre  le  nombre  de divorces  et  la  population  moyenne  de  l’année  a atteint  ainsi 1,50‰  au  cours  de  la  même  période connaissant une légère baisse par rapport à 2014 où il avait atteint 1.56‰.

En  revanche,  le  taux  de  divorce  exprimé  par  le rapport  entre  l’effectif  des  divorces  et  celui  des mariages contractés a connu une hausse cours de la même  période  puisqu’il  est  passé  de  15.75%  à 16.23% entre 2014 et 2015.

 

 

 

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