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  Revue de presse
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Donner une dimension "plus territoriale" à la relation franco-algérienne (Levet)

 

 

 

PARIS - Le Haut responsable de la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, Jean-Louis Levet, a plaidé jeudi à Paris pour une dimension "plus territoriale" de la relation France-Algérie, jugeant la coopération décentralisée entre les deux pays encore déséquilibrée.

« Les jumelages sont souvent inégaux entre des villes algériennes et françaises. Il faut que les agglomérations françaises intègrent davantage encore une fois les besoins des wilayas (départements) algériennes », a-t-il plaidé, lors des 8emes Rencontres Algérie qu’a abritées le siège du Sénat français, en étroite collaboration avec Ubifrance.

Pour le responsable français, ce qui est recherché dans cette relation est que les agglomérations françaises ne partent pas en Algérie avec leurs propres entreprises, mais d’y créer des partenaires.

« A travers cette démarche, nous cherchons à mettre réellement en place le triptyque université-territoire-entreprise», a-t-il recommandé, rappelant que dans tous les territoires de l’Ocde, cette logique est développée.

M. Levet a encouragé, dans ce sens, les PME françaises à se rendre « en masse » en Algérie, d’autant plus, a-t-il fait remarquer, que le pays souhaite créer des pôles industriels dans différentes régions (l’automobile à Oran, la mécanique à Constantine, l’électromécanique à Sétif et Bordj Bou Arréridj, l’agroalimentaire à Bejaia, et de nombreuses entreprises de mécanique à Annaba et Ghardaia).

« Quand nos amis et concurrents chinois, allemands, italiens ou autres vont au Maghreb et en Algérie, ils y vont à plusieurs. Il est important que la France s’y attache pour que nous, Français, puissions y aller à plusieurs », a-t-il préconisé, signalant que trois segments sont actuellement à prioriser dans cette relation avec l’Algérie, à savoir la chaine de froid, le matériel d’irrigation et la sécurité alimentaire.

Le président du Directoire de la SGP Equipag et responsable à la coopération industrielle et technologique algéro-française, Bachir Dehimi, s’est félicité, pour sa part, des nombreuses concrétisées ou en voie de l’être à la faveur de cette relation, citant notamment l’usine Renault d’Oran et le projet de fabrication d’embarcations de pêche avec un partenaire breton, Perriot.   Il a précisé que l’accord final pour le lancement de ce partenariat est « ficelé».

« Ce n’est ni un achat de licence, ni de l’assistance technique, ni un savoir-faire bête et méchant, mais un projet de partenariat, de co-localisation, prévoyant la fabrication en Algérie d’embarcations de pêche et de servitude avec l’opérateur breton», a fait savoir M. Dehimi, signalant que l’accord prévoit, d’ici 2016, un taux d’intégration du produit labélisé de 80 %.

Il a annoncé, à cette occasion, être venu à Paris avec ½ 35 projets » qui feront l’objet de discussions vendredi au siège d’Ubifrance avec des partenaires français.

"Il s’agit notamment de 12 projets de partenariat industriel, de 17 projets concernant la sous-traitance et de six autres opérations collectives », a-t-il révélé.

Intervenant à l’occasion, la Vice-présidente du Sénat français, Bariza Khiari, a relevé que le colloque Sénat-Ubifrance est intervenu à un moment "stratégique : la réélection du chef de l’Etat algérien pour un nouveau mandat». "Une réélection présentée comme l’opportunité d’engager, de poursuivre ou d’accélérer des réformes importantes dont l’Algérie et les Algériens ont encore besoin", a-t-elle commenté.

Pour la sénatrice,  il "nous ne revient pas, ici, de qualifier les causes de cette stabilité algérienne, mais simplement de la constater". "Si on veut donner corps à une coopération en Méditerranée occidentale, et pour un Maghreb prospère, l’axe Paris-Alger est un peu ce que fût l’axe Paris-Berlin en Europe", a-t-elle dit.

Les Rencontres Algérie sont désormais perçues, dans la capitale française, comme une véritable plateforme d’échanges et d’apartés entre les chefs d’entreprises algériens porteurs de projets et leurs homologues français. Elles sont aussi un moment pour débattre des potentialités du marché avec des experts sectoriels, des prestataires de services dans les domaines juridique, fiscal, bancaire, des ressources humaines, de la formation, et des partenaires institutionnels d’UBIFRANCE aux services des entreprises.

APS vendredi, 16 mai 2014

 

 

 

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